« Il était fier de son entreprise. Par respect pour lui, nous allons continuer à travailler. » Benoît Jarneau rend hommage à Jacques Moysan. Ensemble, ils co-géraient l’entreprise artisanale Atlantic Pépinière, à Malville (Loire-Atlantique), commune située entre Nantes et Saint-Nazaire. Un terrible accident du travail a coûté la vie à Jacques Moysan, 47 ans, décédé dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 novembre, au CHU de Nantes.
La paroi instable s’effondre
En milieu d’après-midi, ce lundi 24 novembre, des travaux sur le site même de la société ont mal tourné. Jacques Moysan participe alors au creusage d’une tranchée avec une pelleteuse. « Un chantier de tuyauterie pour alimenter l’étang de la pépinière », raconte Benoît Jarneau. À un moment, pour raccorder des tuyaux, le chef d’entreprise descend dans la profonde tranchée. Soudain, une paroi instable s’effondre brutalement sur lui. L’homme se retrouve enseveli par l’éboulement de terre. Des employés tentent de l’extraire, ensuite renforcés par des gendarmes et des pompiers. D’après les informations de Ouest-France, quand la victime est dégagée, elle est en arrêt cardio-respiratoire. Le Samu et les pompiers réussissent à relancer le cœur, et Jacques Moysan est transporté en urgence absolue au CHU, sous escorte des gendarmes. Malheureusement, les soins n’ont pas permis de le sauver. « Tout le monde a aidé pour le sortir, relate Benoît Jarneau. Nous étions sous le choc, les gendarmes et les pompiers ont été supers. » En plus des deux gérants, Atlantic Pépinière emploie deux ouvriers.
« Nous nous serrions les coudes »
« L’entreprise, qu’il a créée en 2003, était son bébé. Moi, témoigne Benoît Jarneau, j’ai rejoint Jacques fin 2005. Nous bossions ensemble depuis vingt ans, il était mon ami. Quand nous rencontrions des difficultés, nous nous serrions les coudes. On ne va pas lâcher maintenant. » Éprouvé par le drame, il souhaite désormais éviter la curiosité de la clientèle autour de l’accident. « On ne veut plus raconter, car à chaque fois, c’est une souffrance supplémentaire, et elle est déjà assez forte, fait-il passer comme message. Merci de respecter le deuil de la famille et de l’entreprise. »

