Des députés noirs de La France Insoumise ciblés par des messages négrophobes

Nadège Abomangoli, Danièle Obono, Aly Diouara et Carlos Martens Bilongo ont été destinataires un courrier “négrophobe”, “détournant une page de Tintin au Congo” et mettant en scène “des personnes noires de manière déshumanisée et primitive”, a dénoncé le parti de Jean-Luc Mélenchon jeudi dans un communiqué. Ce document mentionne, outre leurs noms, ceux du nouveau maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, et de Jean-Luc Mélenchon, accompagnés de l’inscription : “échappés du zoo de Beauval”, précise le communiqué.

Plusieurs députés noirs de La France insoumise ont reçu un courrier “négrophobe”, “détournant une page de Tintin au Congo” et mettant en scène “des personnes noires de manière déshumanisée et primitive”, a dénoncé le parti de Jean-Luc Mélenchon jeudi dans un communiqué.

Nadège Abomangoli, Danièle Obono, Aly Diouara et Carlos Martens Bilongo ont été destinataires de ce document “odieux”, qui mentionne, outre leurs noms, ceux du nouveau maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) Bally Bagayoko, et de Jean-Luc Mélenchon, accompagnés de l’inscription : “échappés du zoo de Beauval”, précise le communiqué.

“Une telle attaque, raciste négrophobe est absolument inacceptable et appelle une condamnation unanime de l’ensemble de la classe politique”, réclame LFI, qui dénonce un contexte de “campagne raciste persistante depuis l’élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis”. 

Bally Bagayoko, 52 ans, né dans les Hauts-de-Seine de parents maliens, est la cible depuis son élection d’une campagne de haine relayée par l’extrême droite sur le réseau social X, mais aussi de propos polémiques sur CNews, signalés par plusieurs parlementaires et associations antiracistes à l’Arcom, le gendarme de l’audiovisuel et du numérique.

“Les clichés coloniaux véhiculés par certains médias et responsables politiques, relayant complaisamment les fausses informations diffusées par l’extrême droite, contribuent directement au climat de haine et au harcèlement dont sont victimes nos élus”, affirme LFI, qui dénonce un “laisser-faire du gouvernement”. 

Pour la formation de gauche radicale, ces messages ne sont pas “des actes isolés”, mais “s’inscrivent dans un continuum de violences (symboliques et physiques) et de discriminations dont sont victimes au quotidien les personnes noires et racisées, que le gouvernement refuse de reconnaitre et de combattre”. 

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mardi à l’Assemblée nationale, que le gouvernement “étudiait” la possibilité d’engager des “poursuites pénales” contre les auteurs des propos polémiques sur CNews visant M. Bagayoko, les qualifiant d'”ignobles” et d'”absolument inacceptables”.

Bally Bagayoko, qui a porté plainte, a appelé à un grand “rassemblement citoyen” contre le racisme et les discriminations samedi sur le parvis de l’hôtel de ville de Saint-Denis.